![]() |
|
|
|
BIENVENUE La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l'Homme (RADDHO) est une Organisation Non-gouvernementale (ONG), non partisane et laïque qui fut créée à Dakar le 21 avril 1990 par un groupe d’intellectuels africains, constitué en majorité de chercheurs et enseignants à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. La RADDHO a fortement contribué à l'émergence et au développement d'une culture des droits humains, de la démocratie et de la paix au Sénégal. C’est ainsi qu’elle a pu se forger une réputation d’objectivité, de neutralité, d'impartialité et d’indépendance d'action et de pensée à travers ses multiples domaines d'intervention quant à la défense et la protection des droits de l'homme. La RADDHO joue un rôle pilote au sein du Comité Sénégalais des Droits de l'Homme dont elle alimente les rapports par des plaintes sur les violations des Droits de l'Homme au Sénégal. La RADDHO est membre Observateur auprès de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples (CADHP), où elle joue un rôle actif par des interventions et a suscité des missions de membres de la Commission au Sénégal et à Nouakchott. Pour la Zambie, la plainte de la RADDHO a crée la première décision de la Commission dans un contentieux opposant une ONG à un état. De plus, la RADDHO est membre de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH), membre affilié à la Commission Internationale des Juristes (CIJ) et à la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH). La RADDHO participe depuis 1993 à l'observation des élections, domaine dans lequel elle a acquis une expertise reconnue. La RADDHO a récemment coordonné le Collectif des onze ONGs pour la campagne d'inscription sur les listes pour l'élection présidentielle de février 2000 au Sénégal avec le slogan « Ma carte d'électeur, ma force » et a formé mille observateurs répartis sur l'ensemble du territoire national le jour du scrutin. De plus, la RADDHO a mené des actions d'éducation aux droits de l'homme dans le but de faire émerger une capacité citoyenne, préalable indispensable à la pérennisation du système et des valeurs démocratiques. La RADDHO travaille sur la promotion, la protection et la défense des droits de la femme. Elle œuvre pour le renforcement du leadership féminin et des capacités organisationnelles et d’intervention des femmes. Elle a organisé des sessions de formation sur: les instruments juridiques nationaux et internationaux et, est actif dans le domaine de la surveillance des droits de la femme. La RADDHO a organisé à Dakar et dans les onze (11) régions du Sénégal des conférences sur les droits de la femme et l’excision, ainsi que des émissions radiophoniques. En plus de ces domaines d’intervention, la RADDHO a mené plusieurs activités de promotion, de protection et de défense des droits de la femme. Des sessions de formation, des conférences, des tables rondes, des rencontres avec les partis politiques, une exposition et des émissions radiophoniques se sont déroulées sur les instruments juridiques nationaux et internationaux, le Code de la famille sénégalais, le leadership féminin et la parité, la situation des femmes et des enfants réfugiés, et la surveillance des droits de la femme. La RADDHO a mené des enquêtes sur des victimes de violence conjugale et de viol à travers le pays, ainsi que sur les violences physiques, psychologiques et sexuelles subies par les femmes lors du conflit sénégalais en Casamance. Elle a mené plusieurs actions en concertation avec d’autres organisations de femmes telles que le Réseau Siggil Jigeen dont elle est membre du Conseil d’Administration. La RADDHO est membre du Conseil d’Appui des ONG pour le Développement (CONGAD) dont il a coordonné le Réseau Genre et Développement jusqu’en octobre 2000. La RADDHO est membre du Comité national de Suivi du Protocole additionnel à la Charte Africaine des Droits de l’Homme relatif aux droits de la femme. Elle a participé à toutes les activités dudit comité de sensibilisation des autorités. De même, la RADDHO a géré l’exposition de la journée internationale des Femmes le 08 mars 2001. Depuis mai 2000, la RADDHO coordonne la Coalition des ONG pour la Défense de l’Environnement et le Développement du Bassin du fleuve Sénégal (CODESEN) qui regroupe plus d’une vingtaine d’organisations de la société civile travaillant sur les personnes affectées par les barrages. L’implication de la RADDHO au sein de la CODESEN a permis de mettre en place un Comité national de coordination du Programme d’Atténuation et de Suivi des Impacts des barrages sur l’Environnement (PASIE), en collaboration avec l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS). De plus, la RADDHO participe depuis 1997 au Forum de la Commission Mondiale des Barrages (CMB) qui a publié son rapport en novembre 2002, en présence d’éminentes personnalités dont le Président sud-africain Nelson Mandela et le Président de la Banque Mondiale. Actuellement, la RADDHO est membre du Forum du Projet Barrages et Développement, domicilié au Programme des Nations Unies pour l’Environnement à Nairobi (Kenya). En dépit de ses multiples relations avec les organisations non-gouvernementales et intergouvernementales, l'indépendance de la RADDHO n'a jamais été affectée. Mieux, elle s’est même consolidée dans ces relations de partenariat où la RADDHO s’occupe des questions de surveillance des droits de l'homme et de médiation entre différentes parties. Il en est ainsi le cas du conflit armé qui oppose le Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance et l’état du Sénégal. Tout en travaillant avec le MFDC et le Gouvernement du Sénégal, la RADDHO n'a jamais cessé de dénoncer les violations de droits de l'homme perpétrées par les parties en conflit depuis dix huit ans. C’est d’ailleurs à ce titre que la RADDHO a été sollicitée par le MFDC et le Gouvernement du Sénégal pour jouer un rôle d'Observateur dans les négociations de paix en Casamance. La RADDHO a envoyé plusieurs missions d’investigation en Casamance et dans la Vallée du fleuve Sénégal, ainsi qu’en Guinée-Bissau et en Gambie. Ces missions se sont concentrées sur les aspects humanitaires des crises en Casamance et ailleurs, l’impact du conflit sur les femmes et les enfants, les conditions de vie précaires dans les camps de réfugiés, et sur les problèmes découlant de la xénophobie. La RADDHO a mené des actions de soutien aux réfugiés et personnes déplacées qui lui ont valu une reconnaissance nationale et régionale, ainsi que le poste de coordinateur de WARIPNET (West African Refugees and Internally Displaced Person Network). Dans le cadre de WARIPNET, la RADDHO travaille sur les politiques des gouvernements ouest-africains en faveur des réfugiés et personnes déplacées. Elle s’engage dans des campagnes de lobbying afin de protéger les droits des réfugiés et des personnes déplacées, et soutient la recherche et l’éducation pour résoudre ces problèmes fondamentaux. Son action en direction des réfugiés et personnes déplacées, des femmes, des enfants et autres personnes vulnérables s’est beaucoup accrue et approfondie au cours ces trois dernières années. .Depuis 1995, la RADDHO s’est également impliquée dans la surveillance des conditions de détention au niveau des prisons du Sénégal. Dans le cadre de l'action des ONG pour une Justice pénale internationale, la RADDHO a pris une part prépondérante dans l'élaboration de la stratégie qui a aboutit à l'inculpation de l'ex-dictateur Hussein Habré en juillet 2000 pour complicité d'actes de tortures et de barbarie. La RADDHO a aussi plaidé pour la mise sur pieds d'un Tribunal Pénal International (TPI). A cet effet la RADDHO a publié un ouvrage intitulé : La Cour Pénale Internationale intitulé. L'Afrique face au Défi de l'impunité. En tant que membre de la Campagne Internationale pour l'Interdiction des Mines antipersonnel (ICBL) qui a obtenu le Prix Nobel de la Paix en 1997, la RADDHO a joué un rôle important dans la ratification par les pays de l'Organisation de l’Unité Africaine (OUA) de la Convention contre l'usage des Mines antipersonnel. De plus, la RADDHO a joué un rôle fondamental dans la création de l’Association des Victimes de Mines antipersonnel en Casamance. La RADDHO entretient un partenariat avec plusieurs organisations internationales de défense des droits humains : Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme, Amnesty International, Human Rights Watch, Lawyers Committee For Human Rights, Interrights, Organisation Mondiale Contre la Torture, Fédération Internationale des Droits de l'Homme, etc.. La RADDHO est membre actif de plusieurs collectifs d’ONG de défense des droits humains aux niveaux tant national, régional qu’international. La RADDHO a été sollicitée pour coordonner un ensemble d'initiatives allant du Groupe pour la Défense de la Liberté d'Information (GDLI) au Collectif International des ONG Contre l'Impunité (Inculpation de Hussein Habré), en passant par la défense des cas Alpha Condé (République de Guinée), d’Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire), de Boubacar ould Messaoud (Président de SOS Esclaves-Mauritanie), de Ch’bih Ould Malaïnine (leader d’un parti d’opposition toujours en prison en Mauritanie). Au Sénégal, la RADDHO a coordonné plusieurs activités des ONG nationales de défense des droits de l'homme : affaires des parlementaires et personnalités illégalement détenus, affaire du syndicaliste Mademba Sock et d'autres de ses collègues du Syndicat Unique des Travailleurs de l’Electricité (SUTELEC), affaire Talla Sylla (learder du Joef Joel, parti d’opposition). A l'occasion du cinquantenaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (DUDH), la RADDHO a été à l'origine de grandes mobilisations pour vulgariser les principes contenus dans les traités et conventions internationales de défense et de promotion des droits humains. De 1998 à nos jours, la RADDHO a œuvré pour la ratification par le Sénégal de la Charte Internationale instituant la Cour Pénale Internationale, la Convention Internationale pour l'Interdiction des Mines antipersonnel ainsi que celle contre la torture. Dans le cadre de l'animation et du lobbying, la RADDHO a entrepris l'organisation d’une vaste campagne de sensibilisation de l’opinion publique nationale et internationale qui a fortement influencé le comportement des autorités sénégalaises à prendre de mesures légales pour éradiquer la torture. La presse aussi bien nationale qu'internationale a également rendu compte de toutes les actions d'envergure de la RADDHO qui s'est positivement illustrée par l'éducation à la citoyenneté et par la défense de la justice sociale pour l'enracinement et l'application des principes républicains et démocratiques, en vue de l’approfondissent de la démocratie et de la consolidation de l'État de droit. De ce point de vue, la presse a bien relayé tous les débats sur la problématique des droits humains posés par la RADDHO en tant qu'ONG évoluant dans un pays en développement et oeuvrant pour l’instauration d’une véritable démocratie. C’est ainsi que la RADDHO a pu se forger une réputation d’objectivité, de neutralité et d'impartialité vis à vis de tous les acteurs sociaux et politiques. Cette indépendance d'action et de pensée lui est chère. Elle en est même jalouse car c'est elle qui constitue le socle ou l'ancrage de la société civile sénégalaise dont le renforcement constitue l’objectif majeur de la RADDHO. Ceci lui assure aujourd'hui un rôle de premier plan reconnu par tous les observateurs aux niveaux national, régional, voire international.
Plus jamais ça
|